Diabète Type 1 et Cie

Ras le pompon du diabète

Ras le pompon du diabète

http://www.dreamstime.com/stock-photo-portrait-angry-asian-little-girl-image29812370Notre Cocotte sucrée vit difficilement son diagnostique de diabète ces temps-ci. Elle réalise maintenant que c’est pour la vie à moins de trouver une cure au diabète. Elle nous dit souvent qu’elle est tannée d’être diabétique et qu’elle trouve injuste de devoir toujours attendre qu’on lui fasse une glycémie avant de manger, de devoir s’arrêter de jouer quand elle fait une hypoglycémie et d’avoir toujours envie de faire pipi quand elle est en hyper. Elle en a ras le pompon. Nous aussi d’ailleurs et a-t-on le droit de le lui dire ? Je pense que oui. L’écouter et pleurer avec elle ne fait que lui montrer que c’est normal d’en avoir plein les bottes et d’avoir envie de hurler des fois. On a souvent tendance à utiliser la réponse toute faite à nos enfants qui pleurent en leur disant « Ça va aller, t’en fais pas, arrête de pleurer ».

Merde, non ça va pas du tout, moi aussi je suis en sac à papier comme dit mon beau-père Gilles pour éviter de sacrer devant les p’tits. Pis moi aussi j’ai envie de brailler un bon coup quand « l’écoeurantite » aigüe me pogne de tout calculer, tout analyser et tout modifier. Alors, je partage ta douleur et ta frustration ma cocotte. Mon aussi j’en ai plein le casque pis j’aimerais ça avoir un « break » du diabète des fois.

Pour nous, le diabète en ce moment, c’est devoir se lever encore la nuit pour vérifier sa glycémie, quand elle se couche avec un mauvais résultat. C’est devoir la piquer sur le bout de ses petits doigts 6 à 8 fois par jours, ces petits doigts qui nous rappellent sa maladie quand elle revient d’être allé jouer dehors et que toute la saleté reste incrustée dans tous les petits trous laissés par l’auto piqueur. C’est devoir calculer les glucides de chacun de ses repas et collations. C’est se rappeler par coeur le facteur glucidique de plus de 4 pages d’aliments. Ça représente de faire une croix sur la grasse matinée en amoureux car il faut calculer les glucides de son déjeuner n’étant pas encore apte à le faire toute seule. C’est avoir l’impression de ne pas donner autant d’attention à notre Ti-lou car Cocotte requiert beaucoup de soins. C’est d’avoir peur de se réveiller un matin et que notre belle puce ne se réveille pas suite à une sévère hypoglycémie nocturne. C’est la frustration que nous éprouvons de devoir faire avec et de ne pouvoir promettre à notre fille qu’un jour, tout ça sera terminé. C’est aussi de devoir rassurer notre fille que nous serons toujours là pour l’aider avec son diabète et d’avoir envie de pleurer quand ta petite puce de 6 ans te demande qu’est-ce qui va se passer si vous mourrez tous les deux d’un accident, qui s’occupera de moi ? Cette maladie m’a fait réaliser, que rien ne peut être pris pour acquis, qu’il faut prendre la vie au jour le jour et que comme avec les glycémies, des fois il y a des hauts et des fois il y a des bas.


2 thoughts on “Ras le pompon du diabète

  1. Maman Hibou

    Je crois que chaque familles vit le diabète de leur enfant à leurs manière. Pour notre part nous avons décidé, non sans obstacle, de le vive positivement. Oui c’est achalant les pic pic mais c’est un détail, rien est impossible, oui c’est pour la vie mais n’oubli pas que justement tu as la chance d’être en vie, tous les amis rencontré du au diabète n’existeraient pas sans cette maladie…bref nous en sommes à notre 4e années et notre routine est bien établi ainsi que notre mentalité T1. La route est souvent difficile vers l’acceptation (qui ne viendra jamais à 100%) et il faut trouver réconfort dans quelque chose. Pour moi c’est l’humour, ça été pendant longtemps mon blog et maintenant c’est ma boutique d’inspiration T1. Vous trouverez aussi un équilibre dans tout cela un jour. Pour le moment c’est un jour à la fois jusqu’à ce que tout cela soit devenu  »normal ». Tenes bon! xx

    1. Véronique Auteur

      Bonjour à toi cher maman Hibou qui en inspire plus d’une. Je suis comme toi, je vis ça avec humour mais il y a des journées plus rough que d’autres et celle là en était une. Cette maladie nous fait grandir en tout cas y’a pas à dire.

      Véronique

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